
Que peut-on dire de cette terrasse ?
Construites en azobé, un bois exotique très résistant, il y a presque un siècle, « Les Planches » sont toujours là ! Cela prouve, une fois de plus, la durabilité des bois exotiques. Même non traités.

Le choix de fixation
Les planches sont clouées ! Avec de gros clous à tête large.
Aujourd’hui, on aurait utilisé des vis inox, bien entendu.
Au final, ce mode de fixation a tenu, mais on voit ses limites sur la photo ci-dessus : le bois a travaillé, les clous se soulèvent et il a fallu par endroits, rajouter des clous pour que les bouts de lames ne se soulèvent pas.
En bord de plage (ou au bord d’une piscine), ce n’est évidemment pas très heureux de voir des clous dépasser du platelage.

Les lames des planches ont une belle durée de vie
Un des points qui a probablement augmenté significativement la durée de vie des Planches : ce sont des lames étroites : environ 10 cm de large.
- Ainsi le travail du bois est moins sensible et les déformations moins accentuées.
- Les espaces entre les lames sont de plus de 10 mm. Ces espaces sont remplis de sable et ne sont donc pas trop inesthétiques, et ont permis, encore une fois, au bois de travailler sans contrainte.
- Toutes les lames ont tuilé, mais l’effet est peu visible et peu sensible au pied, du fait de la faible largeur des lames.

Un environnement difficile pour les lames de terrasse
Les dégradations du bois sont principalement localisées autour des clous. Même si la résistance de la promenade des Planches est exceptionnelle, on confirme l’importance du système de fixation comme principal facteur de pérennité de l’ouvrage.
À la construction, et pendant la durée de vie de la terrasse, les lambourdes ont posé des problèmes du fait des très fortes contraintes qu’elles subissent (eau de mer, sable, soleil…).

En conclusion, malgré des dégradations importantes, Les Planches, en bois exotique, résistent au mieux aux assauts des intempéries et à l’usure du temps.
